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Je suis là, tel un ange sur sa nébulOsité mélancOlique. Je la cherche, je l'imagine, sans pOuvOir l'avOir prêt de mOi, sans pOuvOir l'éffleurer. Elle est ce cOup de fOudre, ce sOleil au milieu de ma vie. Je rêve.. vivant dans ces méandres, parcOurant sOn Océan, mOn navire amarré à sa vie. Dès que mes yeux se ferment, elle devient cette Muse, mOn AmOur esquissant sOn visage sur les toiles de mOn cOeur. Mes phrases ne pOurraient être qu'un "je t'aime", ce seul mOt résumerait tOus les sentiments que je lui pOrte.. L'Oublier une seule secOnde mais impOssible, elle a fait de ma vie qu'un éternel bOnheur. Chaque mOment est unique, une histOire si belle, si dOuce, si amOureuse. Telle une mélOdie, elle berce mOn cOeur, elle l'apaise, elle le fait battre. Je cOntemple cette flamme, cet AmOur qui ne cesse de grandir chaque jOurs, chaque heures, chaque secOnde pOur ce bOut de vie qui est devenu la mienne. Il fait Orage chez mOi quand la pluie tOmbe chez elle.. j'aimerais être là, à chacune de ses larmes, à chacun de ses sOurires. J'aimerais ne rien manquer d'elle.. comme si une secOnde avec elle était une vie entière. COmme si chaque instant était le dernier.. j'aimerais lui dire encOre une fOis "je t'aime", lui chuchOter dans ses rêves, être près d'elle tel cet ange prOtégeant la clé de sOn cOeur. TOus ces mOts sOnt pOur et rien que pOur tOi ma princesse. Ce sOir, un sOir de plus Où tu dOrs lOin de mOi, nOs cOeurs élOigné par la distance.. EncOre une fOis, je penserais à tOi quand mes yeux se fermerOnt, encOre une fOis tu ne seras pas là quand je m'endOrmirais, encOre une fOis tu me manqueras à pleurer tOut seul au fOnd de mOn lit.. encOre une fOis j'irais rejOindre les bras de mOrphée sans pOuvOir te murmurer des mOts dOux.. encOre une fOis mOn cOeur saignera de cette absence.. encOre une fOis je serais incOnsOlable.. Je lirais les lettres que tu m'as écrits, versant encOre quelques larmes en relisant ces "je t'aime" qui me tOuche tellement.. je refermais cette bOîte et essuierais cet Orage sur mes jOues..

Je T'aime.



By Me.

# Posté le mercredi 28 mai 2008 19:05

NAissAnc£. FaRc£ ?

NAissAnc£. FaRc£ ?


> Je viens de naître. Mes yeux s'ouvrent, cette lumière me fait mal, m'éblouis, m'empêche de découvrir "le monde". Je pleurs, est-ce moi ? Je suis pourtant heureux, j'ai chaud, je sens une main me parcourir le corps tendrement. Maman ? Papa ? Je pleurs encore, pourquoi ? C'est comme si une force outre m'empêchait de sourire et de faire de cet instant un cliché de bonheur. <

° Tel un message, sans doute la dureté de la vie commence ici. Une naissance comme un appel, comme une mise en bouche pour nous apprendre à pleurer.. Triste. Tel est finalement la première chose que l'on apprend en venant au monde. Pleurer, apprendre à sécher ces larmes.. apprendre à souffrir ! Faire comprendre que l'on ne souhaite inconsciemment ne pas connaître ce monde et ces paysages de misère.. inconsciemment sans doute. °

> Tout en douceur je m'endors encore une fois, comme si on m'initiait sans vraiment me faire peur, lentement à la véritable vie.. au véritable sens de la vie. Je sens pourtant cette flamme qui brûle en moi, cette envie d'ouvrir les yeux, de croquer la vie à pleine dent, de voir mes parents, de les voir finalement sourire.. simple manière d'oublier les problèmes futur. <

° Tel un tableau, la naissance n'est que multitude de retouche.. un monde se dessine, se crayonne devant nous, sa meilleure facette orientée de façon à ne pas voir le reste. °

> Je rêve, je divague, m'imaginant des choses que je n'ai pas encore découvert.. est-ce vraiment ça le monde, la vie ? Des couleurs si vives traversent, s'arrêtent, m'accompagnent.. je pousse un cri ! A cet instant, suis-je le centre du monde ? J'ai l'impression qu'on me regarde, qui a-t-il ? Comme si une alerte venait de sonner, les yeux se fixent sur moi. Comme si des questions fusaient, des interrogations s'ajoutent.. je sens que quelque chose se passe, mais quoi ? J'imagine ces présences, en fait je les vois, mais je ne peux leur parler ! pourquoi ? Me cachent-ils quelque chose ? Quoi ? Je ne vois que des sourires, des gens heureux et une impression de bien être. <

° Le monde ce modèle autour de lui, tel une pièce de théâtre, quelques acteurs jouent parfaitement leur rôle, rodés comme des horloges, ils jouent. Tout semble si vrai, un scénario de grand maître, sans doute le fruit d'un des meilleurs réalisateurs.. Aucune caméra, aucun public, le temps s'écoule et aucune pause, laissant qu'une facette à voir, qu'une direction à prendre, qu'une pensée à avoir. Pas de maquillage, tout semble si naturel.. Le miroir n'est pourtant que mensonge, qu'une simple histoire scénarisée depuis bien longtemps, jouer les yeux fermés par les mêmes personnages. °

> Ou suis-je ? J'ouvre les yeux, difficilement je distingue quelques formes, j'entends soudain une voix.. tellement douce, tellement familière. On me glisse devant les yeux un visage.. je le découvre, me le dessine avec précision.. bizarrement je le connais.. Maman ! Je balaye rapidement, follement les formes autour de moi.. je bouge, je cris et je pleurs encore ! Pourquoi ? Aidez-moi, expliquez-moi... j'attends.. j'attends encore mais, personne ne répond ! L'impression me vient.. suis-je entendu ? On me regarde si tendrement mais, que dois-je comprendre dans ce charabia. Tel des bouteilles à la mer.. je les interroge, je m'interroge. <

° La lumière vient de l'atteindre.. la chaleur vient de le toucher.. souriant tout semble si facile. Bêtement, naïvement, le mensonge se gobe. L'insouciance d'une âme si faible fasse à la terrible imagination de certains humains. On nous trace un chemin pour s'apercevoir plus tard que les pièges n'ont été que simplement oubliés.. le temps n'oublie finalement rien, il se rappel, nous rattrape. Il revient un jour sans nous avertir, nous connaissant mieux que quiconque, nous vieillissant au gré de son rythme. Au son d'une mélodie trop souvent imparfaite, on navigue.. on ère au travers de ces tableaux, de ces fresques aux multiples illusions. Comme un drap pour cacher l'horreur, on nous cache les erreurs humaines. Cette appréhension de briser une jeunesse, un être, une âme... que dire ? Rien qu'un simple espoir donné.. au final volé, histoire de donner une espérance sans conviction. On sourit merveilleusement, lui créant un paysage comme il se l'imagine. On est heureux, il l'est, il respire, on l'inspire. Finalement on le guide, on l'assiste, on lui ment sans le vouloir, lui donnant se confort qu'on se prive comme pour lui faire découvrir ce qu'il n'aura pas plus tard. On lui fabrique un ciel étoilé au bail sans futur, sans lendemain.. qu'il cédera à un destin. Le quittant lâchement quand il découvrira un beau matin la supercherie qu'on venait de lui jouer. °

° Un homme sans repère naîtra.. loin de ce qu'il avait connu. Cherchant désespérément le moindre sourire, la moindre forme familière. Il a froid, le centre du monde semble bien loin et ces multiples cris n'éveillent plus que lui. Le futur n'est que surprise alors pourquoi s'avancer.. simple inspiration pour certains ou simple vision pessimiste pour d'autres. °



By Me.

# Posté le mercredi 23 avril 2008 09:23

Modifié le jeudi 29 mai 2008 06:29

MaKKuRa..BlOg..

MaKKuRa..BlOg..

!Un univers de poésie s'ouvre encore à vous!



# Posté le jeudi 03 avril 2008 08:25

R£gaRd£..

R£gaRd£..


"Voir me coûte d'ouvrir les yeux à tout ce que je ne voudrais pas voir."

Ces yeux brillent, pleurs, ne cessent de pleurer. Il regarde les alentours, scrutant ce paysage.. cet enfer. Dévorant les derniers éclats de vie qui passent. Une poussière, une infime poussière de sève coule encore.. lentement, agonisant sur ces amas de chaos, triste tableau de pensées humaines. Il fixe, balaye ces abîmes de désolation se dessinant lentement, s'accaparant la moindre de ces pensées. Il rêve.. cauchemarde. Tout semble pourtant bien réel, si vrai.. Tournant sur lui-même, dévisageant ce pèle-mêle, respirant de ces yeux cette atmosphère de néant, il gémit, frisonne. Il se perd dans ce décors pourtant si familier. Le temps c'est arrêté, il cherche au désespoir une âme, une vie, un souffle. Brillance d'un reflet sans joie, sans rire, il imagine, scénariste d'un film sans larmes.. sans bombes. Ces yeux se ferment, ces paupières se serrent, refermant, emprisonnant les quelques belles images de ce lieux qu'il lui reste, gardant en lui cette chaleur que lui apportait encore hier la vie. Son sens ? Troubler, il reste immobile laissant ce vent l'emmener loin, trop loin. Peintre d'un sommeil infini, rêvant de vivre son ½uvre, criant au désespoir. Les mains tendus vers le ciel, les yeux fermés n'osant regarder ce destin, ce diable.. il tombe sans force. Recroquevillé, il se consume, la flamme semblant s'éteindre. Là, perdu, il respire calmement, difficilement. Pourquoi ? Pourquoi tant de souffrance ? Est-ce dont ça "voir" ?

Cette couleur si attirante, si abondante.. si rouge.. crevant l'écran comme il aimerait ce crever les yeux..



By Me.

# Posté le mardi 04 mars 2008 10:25

ImaGiN£..

ImaGiN£..


John Lennon avait tout compris lorsqu'il a écrit sa chanson. Imaginer est une chose facile, faire la distinction entre le possible et le rêve l'est beaucoup moins.

Depuis quelques temps, cette image de gouffre la ronge de l'intérieur, l'oppresse, maltraite son petit coeur, inonde ses pensées nuit et jour... il la nargue. Elle s'imagine très bien la, au bord de cette falaise, devant ce gouffre immense qui si souvent semble insurmontable. Puis elle le voit lui, de l'autre côté de ce même gouffre, au bord d'une falaise semblable à la sienne. Il la regarde, il l'appelle... Et aussi puissante que puisse être sa voix, elle ne l'entend pas, l'échos répercuté par la falaise devient bien trop faible au fur et à mesure qu'il franchit les kilomètres.

Un nombre incalculable de fois, elle a voulu sauter dans ce gouffre, faire quelque chose, arrêter de se plaindre, essayer de le rejoindre, arrêter de torturer son âme... Mais elle ne l'a pas fait, peu être est-elle tout simplement trop lâche pour se jeter tête la première dans la gueule du loup, peux être n'a t-elle pas le courage de quitter sa falaise, qui sait?
Lui sait. Il l'en a dissuadée.
Après tout, si il y a bien une personne qui peut influencer son jugement, c'est bien lui. Les rares fois ou sa voix parvient jusqu'a elle, elle prête attention au moindre petit mot, à la moindre hésitation, au plus petit souffle qu'elle arrive à percevoir.
Il ne veux pas la voir tomber, même si cette chute représente à elle seule plus que le plus petit mot qu'il ait pu prononcer.

Mais le temps se fige, les secondes se transforment en heures, les heures en jours, et chaque jour passé sur cette falaise lui fait perdre quelque chose. Faut-il attendre qu'elle ne devienne plus que l'ombre d'elle même pour essayer de franchir ce fichu gouffre?

Parfois, elle s'assied au bord de sa falaise, ferme les yeux, et laisse les rares rayons de soleil caresser son visage. Elle imagine alors un pont, un immense pont reliant ces deux falaises, surplombant le gouffre, et elle s'imagine elle, marchant avec des pas hésitants sur ce pont, de peur qu'il ne s'écroule. Puis elle se voit prendre de la vitesse, courir et courir à n'en plus finir, tourner le dos à sa falaise, elle la quitte sans aucun regret, elle qui la retenait et l'oppressait tant.
Elle se voit la, sur ce magnifique pont, narguant le gouffre de sa simple présence, puis elle lève la tête et le voit lui, à quelques mètres a peine. Que cette distance semble dérisoire à côté de ce temps passé à l'observer depuis sa lointaine petite falaise.
Plus elle se rapproche de lui, plus elle marche lentement, comme une enfant timide. Elle le regarde encore, il lui sourit, il l'encourage à avancer. Mais elle n'avance plus, elle se contente de le regarder, de le fixer, comme si c'était la dernière fois qu'elle le voyait. Et pendant qu'elle le regarde, ce pont qu'elle imaginait si bien se disloque, disparaît dans la profondeur du gouffre, morceau par morceau. Et lui essaye de lui sourire encore, pendant qu'elle ne le quitte pas des yeux.
Mais malgré toute la volonté du monde, elle ne parvient pas à le garder dans son champ de vision, elle ne voit plus que du noir, elle ne voit plus que la couleur du gouffre dépourvue de lumière et de chaleur...

Elle voyait si bien ce pont pourtant, mais ce pont n'était ni plus ni moins qu'imaginaire, forçant son c½ur à faire ce que la raison l'empêchait de faire: sauter pour essayer d'atteindre l'endroit où elle voulait tellement aller.


Elle ouvrit les yeux, une larme coula sur sa joue...




By Krepta.

# Posté le lundi 03 mars 2008 18:44